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Fables et Symphonie

18 Juillet 1621 - 13 Avril 1695

Jean de La Fontaine

L’homme derrière les fables

Avant que les mots deviennent musique,
ils furent écrits.

Poète français du XVIIe siècle, Jean de La Fontaine a transformé les comportements humains en histoires peuplées d’animaux, de rois, d’artisans, de plantes et de personnages hauts en couleur.

À travers leurs aventures, il observait son époque et, bien souvent, la nôtre.

Un homme de lettres avant tout

Jean de La Fontaine naît le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, dans une famille de la bourgeoisie provinciale. Son père, Charles de La Fontaine, exerce notamment la charge de maître des Eaux et Forêts; sa mère se nomme Françoise Pidoux. Cette proximité avec les paysages ruraux et forestiers accompagnera indirectement un écrivain dont l’œuvre fera une place immense aux animaux et à la nature.

Jean de La Fontaine était…

Une vie entre Château-Thierry et Paris

1621
Naissance à Château-Thierry

Naissance à Château-Thierry

Jean de La Fontaine naît le 8 juillet.

1641
Le détour par l’Oratoire

Le détour par l’Oratoire

À vingt ans, il entre à l’Oratoire à Paris. L’expérience est courte : la poésie l’attire davantage que la théologie.

Vers 1646
Le droit à Paris

Le droit à Paris

Il poursuit des études juridiques et obtient le titre d’avocat en la cour de Parlement.

1647
Marie Héricart

Marie Héricart

Un contrat de mariage est conclu avec Marie Héricart, issue d’une famille de magistrats de La Ferté-Milon.

Le couple aura un fils, Charles, baptisé à Château-Thierry en 1653.

1654
Première publication

Première publication

La Fontaine publie L’Eunuque, comédie en vers inspirée de Térence. Le succès est modeste, mais sa vie littéraire commence véritablement.

1658
Nicolas Fouquet

Nicolas Fouquet

À la recherche d’un protecteur, La Fontaine se rapproche de Nicolas Fouquet, surintendant des Finances.

Fouquet devient l’un de ses protecteurs et lui accorde une pension. Lorsque Fouquet tombe en disgrâce après son arrestation en 1661, La Fontaine lui demeure fidèle.

1668
Le premier recueil des Fables

Le premier recueil des Fables
Les livres I à VI paraissent.

1678–1679
Une nouvelle série

Une nouvelle série
Publication des livres VII à XI.

1684
L’Académie française

L’Académie française

La Fontaine est reçu à l’Académie française, au fauteuil 24.

1694
Le douzième livre

Le douzième livre

Le dernier livre complète l’ensemble des Fables.

1695
La fin d’une vie, le début d’un héritage

La fin d’une vie, le début d’un héritage

Jean de La Fontaine meurt à Paris.

Paris, les salons et la liberté de créer

Loin des fastes de la Cour

La Fontaine appartient au siècle de Louis XIV, mais son univers ne se résume pas à Versailles.

Il fréquente surtout les milieux littéraires de Paris et les salons où se rencontrent écrivains, philosophes, savants et artistes.

L’un des plus importants dans sa vie est celui de Madame de La Sablière, qui l’accueille pendant de nombreuses années. Il y retrouve notamment plusieurs figures intellectuelles de son temps. L’Académie française indique qu’il habita chez elle pendant près de vingt ans

Une
rencontre décisive

Un protecteur et une fidélité

La rencontre avec Nicolas Fouquet joue un rôle important dans la carrière de Jean de La Fontaine.

Surintendant des Finances sous Louis XIV, Fouquet devient son protecteur et lui accorde une pension. Mais en 1661, quelques semaines après la célèbre fête donnée au château de Vaux-le-Vicomte, Fouquet est arrêté sur ordre du roi.

La Fontaine ne renie pas celui qui l’avait soutenu.
Cette fidélité accompagnera durablement l’image de l’écrivain.

Nicolas Fouquet

Vous désirez
en savoir plus?

Avant La Fontaine, il y avait déjà les fabulistes

La Fontaine n’invente pas le genre de la fable.

Il puise dans une tradition beaucoup plus ancienne et s’inspire notamment des auteurs gréco-latins. Parmi eux, Ésope occupe une place particulièrement importante.

La Fontaine reprend des situations, des personnages et des récits transmis depuis l’Antiquité, mais leur donne son propre rythme, sa langue, son humour, son regard et sa poésie.

Il transforme ainsi un héritage ancien en une œuvre profondément liée à son époque et pourtant capable de traverser les siècles.

La BnF rappelle que ses Fables empruntent à différents fabulistes et récits antérieurs et que le recueil complet est constitué de douze livres.

Parler des hommes…
en faisant parler les animaux

Chez La Fontaine, les animaux, les plantes et parfois même les objets deviennent les acteurs d’une véritable comédie humaine.

À travers eux apparaissent :

l’orgueil
le pouvoir
la prudence
la vanité
la peur
la ruse
le courage
l’injustice
la faiblesse
la sagesse

La Fontaine utilise la fable pour instruire les hommes en leur montrant leur propre comportement sous une autre forme.

Les Fables

Douze livres. Des centaines d’histoires. Plus de trois siècles de transmission.

Les Fables de Jean de La Fontaine sont publiées progressivement entre 1668 et 1694.

Le recueil est composé de douze livres et rassemble des récits en vers où les animaux occupent souvent le premier rôle.

Une morale peut ouvrir ou conclure le récit — mais La Fontaine ne se contente pas de donner des leçons. Il observe, suggère, ironise et laisse souvent au lecteur la responsabilité de réfléchir.

La Bibliothèque nationale de France établit la publication des livres I à VI en 1668, des livres VII à XI en 1678–1679 et du livre XII en 1694.

Les trois grandes publications

PREMIER RECUEIL
Livres I à VI
1668
Publié sous le titre Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine.
Le recueil est dédié au Dauphin (Louis de France), fils aîné du roi Louis XIV.
DEUXIÈME RECUEIL
Livres VII à XI
1678–1679
Une écriture devenue plus ample et souvent plus complexe.
Le recueil est associé à Madame de Montespan.
DERNIER RECUEIL
Livres VII à XI
1694
Le dernier ensemble vient compléter l’œuvre.
Il est dédié au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV.

Avant La Fontaine, il y avait déjà les fabulistes

La Fontaine n’invente pas le genre de la fable.

Il puise dans une tradition beaucoup plus ancienne et s’inspire notamment des auteurs gréco-latins. Parmi eux, Ésope occupe une place particulièrement importante.

La Fontaine reprend des situations, des personnages et des récits transmis depuis l’Antiquité, mais leur donne son propre rythme, sa langue, son humour, son regard et sa poésie.

Il transforme ainsi un héritage ancien en une œuvre profondément liée à son époque et pourtant capable de traverser les siècles.

La BnF rappelle que ses Fables empruntent à différents fabulistes et récits antérieurs et que le recueil complet est constitué de douze livres.

Parler des hommes…
en faisant parler les animaux

Chez La Fontaine, les animaux, les plantes et parfois même les objets deviennent les acteurs d’une véritable comédie humaine.

À travers eux apparaissent :

l’orgueil
le pouvoir
la prudence
la vanité
la peur
la ruse
le courage
l’injustice
la faiblesse
la sagesse

La Fontaine utilise la fable pour instruire les hommes en leur montrant leur propre comportement sous une autre forme.

Pourquoi ses fables
nous parlent-elles encore?

Jean de La Fontaine nous a laissé bien davantage qu’un monument de la littérature française.

Ses fables traversent le temps parce que, derrière leurs animaux et leurs décors, elles parlent de comportements que nous reconnaissons encore.

Le pouvoir change de visage.

Les modes changent.

Les sociétés changent.

Mais l’orgueil, l’ambition, la peur, la ruse, la générosité, l’injustice ou le désir de paraître demeurent étonnamment familiers.

C’est sans doute pour cela que ces histoires continuent d’être lues, récitées, illustrées, jouées et réinterprétées.

L’Académie française souligne elle-même que, quatre siècles après la naissance de La Fontaine, ses Fables continuent de « nous parler de nous »

Pourquoi ses fables
nous parlent-elles encore?

Jean de La Fontaine nous a laissé bien davantage qu’un monument de la littérature française.

Ses fables traversent le temps parce que, derrière leurs animaux et leurs décors, elles parlent de comportements que nous reconnaissons encore.

Le pouvoir change de visage.

Les modes changent.

Les sociétés changent.

Mais l’orgueil, l’ambition, la peur, la ruse, la générosité, l’injustice ou le désir de paraître demeurent étonnamment familiers.

C’est sans doute pour cela que ces histoires continuent d’être lues, récitées, illustrées, jouées et réinterprétées.

L’Académie française souligne elle-même que, quatre siècles après la naissance de La Fontaine, ses Fables continuent de « nous parler de nous »

De La Fontaine à
Fables et Symphonie

Une influence qui
continue son chemin

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